• 21 février - 16:15
  • Ecrit par Raphäl YEM

Tous au Ministère de la crise des banlieues

Ce matin, le collectif de Clichy-sous-bois, ACLEFEU, issu des "révoltes sociales des quartiers populaires", recevait dans un hôtel particulier parisien, très cossu, mais surtout, très inoccupé. "Bienvenue au Ministère de la crise des banlieues" nous disent les lascars de l'association quand on entre dans le bâtiment, sur le son d'un Kery James ou d'un HK. L'idée, c'est d'interpeller publiquement les candidats à la présidentielle. "On n'est pas en train de pleurer", comme nous l'explique Mohamed Mechmache : "Que les candidats ne survolent pas la question des quartiers populaires. Mais que ce soit une priorité. Qu'ils ne soient pas les candidats d'une partie de la population, mais de tous les territoires, parce qu'on n'est pas une France à part".

C'est "l'équité face au droit commun" qui est réclamé, ajoute l'autre porte-parole, Fatima Hani, qui tient à la disposition des futurs visiteurs un catalogue de propositions pertinentes. "On a donc choisi un lieu symbolique, occupé pacifiquement". L'historien François Durpaire, également présent, enfonce le clou : "Ici, on est à moins d'un kilomètre de tous les QG de campagne. Si vous ne venez pas a nous, nous on vous tend la main". Le Ministère de la crise des banlieues est ouvert aujourd'hui, et demain, et attend de pied ferme celles et ceux qui se présentent à l'investiture suprême. Pour l'instant, aucun d'entre eux n'a daigné répondre à l'invitation. Pas de souci, les membres d'ACLEFEU enchaîneront par un Tour de France Citoyen a partir du 16 mars.

Si vous avez envie d'aller les soutenir, ou d'y ramener un présidentiable, ça se passe au 26 rue Geoffroy Lasnier, Paris 4.

ACELEFEU ministere de la crise des banlieues