• 26 novembre - 16:00
  • Ecrit par Raphäl YEM

Médine au procès du Bvd Auriol

Edit 19/01 : Le verdict de l’incendie du boulevard Auriol (75013) vient d’être communiqué. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce jour, l’association qui gérait l’immeuble, France Euro Habitat à 30 000 euros d’amende et l’entreprise Paris Banlieue Construction (PBC) à 30 000 euros d’amende. Le parquet avait requis 35 000 euros pour Freha et 55 000 contre PBC. Dans cette enquête, l'auteur des faits n'a jamais été identifié, pour le plus grand regret des familles.

En 2005, un grave incendie fait 17 morts et une trentaine de blessés dans la nuit du 25 août dans un immeuble situé au numéro 20 du boulevard Vincent Auriol, dans le 13ème arrondissement de Paris. Les victimes sont essentiellement des Africains, dont 14 enfants. On y avait logé de façon provisoire des familles, du provisoire qui durait depuis 1991. L'immeuble, qui appartient à l'État, avait été prêté à l'association Emmaüs qui effectuait des travaux de rénovation.

Médine a été touché par cette tragédie, jusqu'au plus profond de son rap. Dans la foulée, il compose "Boulevard Vincent Auriol" (sur "Table d'écoute"), à partir de témoignages d'habitant de l'immeuble parti en cendres. Il s'appuie notamment sur celui du père de Wahabou Jammeh (qu'on retrouve dans le sujet), ancien président de l'association Malaïkas, qui s'était créée pour soutenir les familles au lendemain de l'évènement.

Il y a quelques semaines s'est tenu un procès sur cette affaire, censé apporter des réponses aux victimes. Emmaüs, qui gérait l'immeuble, et l'entreprise Paris Banlieue Construction, qui avait effectué des travaux non-conformes aux normes anti-incendie, étaient les seules prévenues ; l'auteur ou les auteurs de l'incendie criminel n'ayant jamais été identifié. CANAL STREET n'oublie pas, retour sur les lieux avec celui qui prépare l'album "Protest Song".

médine vincent auriol malaikas